Conseils avant la reprise de toute activité sportive
Des étapes pour plus de sécurité :
- En accord avec votre médecin, réaliser un examen médical complet.
- Fixer votre objectif personnel, afin de pouvoir : adapter, bâtir, planifier.
Une progression dans votre entraînement :
En tenant compte de votre âge, de votre poids, de votre passé sportif, de votre hygiène de vie et de l'entretien que vous accordez à votre corps.
- Procéder à une mise en route progressive…
Les erreurs les plus fréquentes sont :
- Une reprise trop brutale, le
non-respect de la progression, les efforts inappropriés, l'absence d'échauffement, des séances d'entraînement en dent de scie.
- En tenant compte de ces conseils, vous vous assurez une sécurité réelle dans la pratique de votre activité sportive, écartant les risques de
défaillance cardiaque, les problèmes musculaires, tendineux ou articulaires.
S'il est évident que le tir à l'arc permet de développer le haut du corps, il le fait de façon harmonieuse, car que l'on soit droitier ou gaucher, les muscles des deux côtés sont mobilisés. Les muscles en jeu sont ceux du dos, des épaules, de l'abdomen et des bras. Les muscles des cuisses sont également sollicités (ischio-jambiers et fessiers). Enfin, les tendons des membres supérieurs sont utilisés par le tireur à l'arc. On voit que l'ensemble du corps est mis à contribution. Une bonne condition physique générale est donc nécessaire, d'autant plus qu'il n'y a pas que les muscles qui sont indispensables, mais également des capacités de concentration et de calme que seul un organisme en forme peut fournir.
RAPPEL
ELEMENTAIRE AVANT DE TIRER SUR L’ARC
AUPARAVANT : L'ECHAUFFEMENT
D'une manière générale, les archers jeunes et moins jeunes n’aiment pas s'échauffer.
En effet, c'est désagréable de commencer à bouger après plusieurs heures d'immobilité, c’est particulièrement vrai durant les 4 premières minutes d’effort.
C'est aussi perçu comme une perte de temps pour ceux qui "aiment le sport. "Pourquoi, on ne commence pas tout de suite ? ".
POURQUOI : Même si le tir à
l'arc n'apparaît pas comme un sport très physique, l'effort est intense et court mais répété un grand nombre de fois. De plus, notre sport nécessite une bonne dose de concentration. Il existe des
outils pour s'y préparer tant physiquement que mentalement.
- L'échauffement permet le passage progressif du repos à l'effort.
La diététique du sportif
Pour optimiser votre entraînement, pour éviter les baisses de régime en compétition, en bref pour être au top de votre forme, une alimentation adaptée à chaque situation est
indispensable à votre organisme. Voici quelques conseils pour avoir le bon réflexe alimentaire.
L’entretien de la vie dans les meilleures conditions nécessite un équilibre permanent entre les dépenses de l'organisme et les entrées d'éléments qui assureront la couverture de ces dépenses.
Bien se nourrir est très simple car il suffit d'avoir une alimentation variée pour couvrir l'ensemble des besoins de l'organisme.
Trois repas équilibrés suffisent en général chaque jour. Toutefois certaines circonstances peuvent amener à.. Ajouter une ou plusieurs collations. C'est par exemple le goûter des enfants ou des femmes enceintes.
Dans l'idéal chaque repas doit comporter un aliment de chaque groupe.
Voici un exemple de petit-déjeuner complet :
L'eau est la seule boisson indispensable à l'organisme. Les besoins quotidiens sont chiffrés à 2,5 litres par jour. Les aliments
en apportent environ 1 litre, il convient donc de boire 1,5 litre d'eau chaque jour.
- La diététique est une préoccupation souvent négligée par les sportifs. Il est vrai que le sujet est complexe car il faut tenir
compte du type d'effort fourni, de sa durée, de son intensité et des conditions climatiques. Nous essaierons cependant d'aborder le problème de manière simple et pratique. La contraction
musculaire nécessite beaucoup d'énergie qu'elle puise, dans le cas qui nous intéresse, des glucides stockés sous forme de glycogène.
A
l'entraînement
Le pratiquant devra avoir une ration élevée en calories afin de compenser les importantes
dépenses d'énergie liées au travail musculaire. Toutefois l'équilibre alimentaire habituellement conseillé n'aura pas besoin d'être modifié.
L'entraînement peut-être aussi l'occasion de s'exercer à boire régulièrement et de tester des boissons ou aliments nouveaux, qui seront ensuite consommés en compétition.
Avant un effort intense (ou une compétition)
Le régime alimentaire doit permettre d'emmagasiner des réserves propres à faire face à la dépense énergétique liée à cet effort. Il faudra notamment veiller à. consommer
suffisamment de glucides : pain, féculents, fruits...
Le dernier repas devra être pris au minimum 3 heures avant le début de l'effort (tolérance 2 heures) et sera riche en glucides.
Les archers souffrant de troubles digestifs ou de perte d'appétit liés au stress auront avantage à consommer des aliments "sans résidu" (biscottes, pâtes, riz, semoule, fromage...) et cuits sans
matières grasses. Une "ration d'attente", sous forme de petits grignotages sucrés, sera la bienvenue dans tous les cas.
Pendant l'activité
physique
La chaleur produite par le travail musculaire est éliminée par la sudation. Celle-ci varie en
fonction de la température et de l'humidité de l'air. Une sudation abondante peut gêner le fonctionnement de l'organisme et provoquer des troubles de déshydratation : diminution de la force
musculaire, diminution des réflexes, crampes et risques accrus de tendinites, diminution de la vigilance, diminution du champ visuel, risque cardiovasculaire. Pour éviter cela il est impératif de
boire souvent, 2 à 3 gorgées à chaque fois, car rien ne peut empêcher la perte d'eau sous forme de sueur. La boisson doit être fraîche mais non glacée (10° à 15°), peu calorique (50g à 70g de
glucides par litre) et légèrement acide. Il ne faut pas attendre d'avoir soif pour boire car la sensation de soif est un signal tardif qui n'apparaît que lorsque l'organisme est déjà
déshydraté.
Or : 1 % de déshydratation = diminution de 10% de la force musculaire, 2% de déshydratation = diminution de 20% de la force musculaire...
Les boissons diététiques de l'effort sont en général trop concentrées. Il convient de les diluer beaucoup plus que ne le conseille le fabricant.
Voici une recette "maison" peu onéreuse
Dans 1 litre d'eau mettre : 35g de fructose / 35g de sucre blanc ou roux / 5g de dextrine maltose / 1 jus de citron / 1
g de sel (facultatif)
Après
l'effort
La ration de récupération vise à favoriser l'élimination des déchets produits pendant l'exercice
physique et à reconstituer les réserves énergétiques utilisées durant l'effort. Elle doit être riche en sucres et surtout en boissons, contenir peu de protéines : Ce sera une alimentation
composée de féculents fruit, légumes et produits laitiers. Pensez au potage qui allie légumes, sel et eau.
Les eaux gazeuses (type PERRIER ou VICHY) aident à l'élimination de l'acide lactique qui s'est accumulé dans les muscles au
cours de l'effort. Elles sont utiles à consommer dès la fin de l'épreuve.
Christine CHEVALIER-JOLY (Diététicienne D.E.) de La F.F.T.A.
| Je vous recommande ce site qui traite largement du traitement de la forme... (Cliquer dessus) http://www.letempledelaforme.com/ |
| Index annuaire sur la forme: http://www.cyberforme.com/?lang=fr&mod=home |
Voici bientôt venus les beaux jours et leur cortège de régimes "miracles" largement diffusés dans vos magazines préférés. Le tir à l'arc même s'il est un sport plus mental que physique nécessite un entretien physique général pour se sentir en pleine possession de ses moyens dans sa pratique qu'elle soit de loisir ou de compétition. Que dire des disciplines de parcours pour lesquelles les archers doivent souvent affronter des terrains fatigants; pour être au top de sa forme de la première à la dernière flèche et prendre un maximum de plaisir dans son tir, mieux vaut éviter les kilos superflus.
Pour gérer son poids que faut-il vraiment faire ?
Réponse : manger de tout un peu.
Trois repas équilibrés suffisent chaque jour. Que dire de ces gens qui se privent à table afin de perdre ces quelques kilos superflus insupportables et qui, n'y tenant plus, se jettent sur tout ce qui se mange en fin d'après-midi? Ils sont légions, croyez-moi! Maigrir n'exige pas de s'affamer. Il est révolu le temps des régimes amaigrissants si sévères qu'ils faisaient, certes, perdre rapidement ses rondeurs, mais celles-ci revenaient bien vite et en plus grand nombre dès que l'on recommençait à s'alimenter plus généreusement.
Avez-vous réellement un problème de poids ?
Pour le savoir, faites un calcul simple qui vous indiquera votre "indice de masse corporelle" (IMC) :
Divisez votre poids (en kg) par le carré de votre taille (en m)
POIDS
TAILLE x TAILLE = IMC EX; Vous pesez 70 kg et mesurez 1.75mSachez également que la pratique régulière d'une activité physique aide au maintien du poids de forme. En effet, plus un corps est musclé et plus il consomme de calories. Le sport permet donc d'éviter de s'astreindre à des réductions caloriques trop sévère
Quelques mises au point sur des réflexions fréquemment entendues en consultation
L'alimentation des Français, apporte généralement beaucoup trop. Cela est dû à nos traditions culinaires ainsi qu'à une consommation accrue de plats cuisinés industriels, sauces diverses, friandises (barres chocolatées, ..), viennoiseries,... qui en sont très riches.
Comme tout aliment, les fruits contiennent des calories à consommer quotidiennement mais avec raison..
Alors BON APPETIT, et si votre poids vous préoccupe vraiment n'hésitez pas à en parler avec votre médecin qui saura vous diriger vers des consultations spécialisées.
Perte et gain de poids à travers
l'équilibre alimentaire (Source F.F.T.A.)
Compte-rendu du point rencontre "Préparation diététique" du 12 novembre 1996
Quelques définitions
Définition de la santé par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : "Etat de bien-être physique, mental et social", "via la performance".
La diététique est une des composantes de la performance. Si elle n'est pas à elle seule responsable de la performance, elle peut être à l'origine de la non performance.
Diététique et nutrition :
A la nutrition correspond le verbe "vivre" avec un système de relais liés prioritairement à la pharmacie. Les spécialistes de nutrition sont des médecins spécialisés dans les maladies métaboliques, ils traitent donc essentiellement les cas pathologiques.
A la diététique correspond le verbe "savoir vivre", avec un système de relais liés à l'épicerie.
L'équilibre alimentaire du sportif
Le modèle de l'équilibre alimentaire est représenté par un triangle équilatéral où les trois pôles ont de l'importance.
Biologique
De nature énergétique, AETQ : Apport Energétique Total Quotidien.
Psychologique
De nature émotionnelle, apport affectif à l'alimentation, plus prégnant chez les filles. Rapport aux aliments "plaisirs" et de "sensation".
Social
Valeurs de partage, de communication, importantes chez les sportifs de haut niveau très sollicités.
Les rapports entre les trois pôles doivent être pris en compte. L'acte alimentaire répond à ces trois besoins.
Les hommes sont plus près de la dimension biologique, les femmes plus vers la dimension psychologique. Avant la compétition, les sportifs ont tendance à se rapprocher du pôle biologique.
Bilan énergétique
Le métabolisme de base
il est défini par la dépense énergétique d'un sujet au repos, le matin après une nuit de jeûne, en état de confort thermique. Il représente environ 73 % de la dépense énergétique. Il varie en fonction de la masse corporelle, le pourcentage de masse grasse, l'altitude, l'âge, l'état nutritionnel, l'état psychologique. Après un régime, ce métabolisme de base peut être réduit de 50 %. Dans ce cas, en mangeant normalement, l'athlète grossit. Pour un régime efficace, il vaut mieux diminuer de 500 Kcal à 700 Kcal l'apport initial. Dans tous les cas, les régimes sont très individuels et s'élaborent après une enquête alimentaire.
La thermogenèse
C’est la dépense énergétique induite par les repas, par le froid (thermorégulation). Elle représente environ 15 % de la dépense énergétique.
L'activité physique
(Au minimum 12 à 15 % pour un sujet sédentaire) il faut prendre en compte l'activité de l'athlète. Un athlète en vacances ou en diminution d'activité doit réduire son apport alimentaire.
Les préoccupations des sportifs face à l'alimentation
Dans les sports à catégories de poids, les préoccupations sont la perte ou le gain de poids.
Dans les sports métrés, les sportifs seront attentifs à la forme, au dynamisme.
Dans les sports esthétiques, ce sera la ligne et le volume.
Dans les sports de longue distance, ce sera l'énergie.
Ces préoccupations seront prises en compte pour l'élaboration de leur programme alimentaire.
Le contrôle du poids
Le poids varie selon l'âge, l'entraînement.
Le pourcentage de masse grasse varie aussi :
L'équilibre alimentaire se gère avec le poids du corps et le pourcentage de masse grasse.
Pour les sports à catégories de poids, une carrière de longue durée nécessite d'être dans une catégorie de poids adaptée. Le tableau des nutriments et des aliments ci-après représente la base de l'équilibre alimentaire.
Protéines: 1,2 à 2 g/kg/jour.
Perte de poids = Perte de masse grasse.
Si la perte de poids est mal gérée, elle se solde par une perte de masse musculaire et une perte de masse grasse.
Gain de poids = Prise de masse musculaire.
Ceci demande une pratique de musculation adaptée + un équilibre alimentaire (1,5 à 2 g /kg/j de protéines).
Base de l'équilibre alimentaire
Il n'y a pas d'aliment IDEAL, chaque aliment à ses propriétés, il faut varier et diversifier son alimentation.
Il s'agit d'une base qualitative qui doit être adaptée individuellement du point de vue quantitatif et des équivalences nutritionnelles des aliments.
La répartition peut être modifiée en fonction des besoins spécifiques de chaque
sportif.
| Nutriments | Aliments | |||||
|
PROTIDES
Matériaux de construction Les protéines des végétaux(légumes secs, céréales) sont de moins bonne valeur biologique que les protéines animales (V.P.O.) et doivent être utilisées en complémentarité : 1,2 à 2gr/kg/jour |
|
|
||||
|
GLUCIDES Le carburant |
|
|
||||
|
LIPIDES
La prudence est de mise
|
|
|
||||
|
LIQUIDES 1 ml/Kcal |
EAU |
L'eau est la seule boisson physiologiquement indispensable. Varier les eaux: robinet, minérale, source… Boire par petites gorgées tout au long de la journée. |
Glucides
Les sportifs ont tendance à penser que le meilleur carburant est constitué exclusivement de féculents. Or les légumes sont des concentrés de vitamines, minéraux et fibres indispensables et apportent autant d'énergie. Il faut deux grosses portions de légumes par jour. Les crudités présentent l'avantage des vitamines qui se perdent à la cuisson et au stockage. Il vaut mieux consommer une portion de féculents à chaque repas. Pour les fruits il faut en consommer 2 à 3 par jour.
Des questions sont posées par un entraîneur sur le régime dissocié de Montignac et sur le régime finlandais.
Véronique Rousseau : c'est une question de mode. Le régime de Montignac a des résultats mais n'est pas fondé scientifiquement ; il est peu équilibré. La base d'une bonne alimentation est l'équilibre. Les sportifs sont très sensibles à la publicité alimentaire.
Avant la compétition, il ne faut pas perturber l'alimentation. On peut augmenter un peu l'apport en sucres complexes (cf. régime mixte).
Les lipides
Il ne faut pas supprimer le beurre riche en vitamine A ou l'huile riche en vitamine E (à consommer de préférence crus) mais plutôt diminuer les aliments avec des graisses invisibles (charcuterie, pâtisseries...), et gérer la fréquence des aliments "plaisirs" souvent concentrés en sucres et en graisses.
Les liquides
L'eau est indispensable. Il faut varier les eaux car leur composition est différente. Dans l'Hépar on trouve plus de magnésium. Le gaz de l'eau n'amène rien en plus, les eaux gazeuses sont plus minéralisées.
Le plat du jour
Il faut vraiment respecter la fréquence de trois repas par jour. Le petit déjeuner est très important :
Ce qui donne dans une journée:
Cette base qualitative doit être adaptée individuellement; du point de vue quantitatif, on utilisera les équivalences nutritionnelles des aliments. La répartition des repas peut aussi être modifiée en fonction des besoins spécifiques.
Dans la semaine:
Quelques conseils
Sur 21 repas par semaine, il vaut mieux autoriser 2 excès plutôt que de multiplier les erreurs quotidiennes.
On constate qu'il y a une alimentation de la semaine et une alimentation du week-end qui constitue une sorte de confort psychologique à prendre en compte. Il faut réussir à gérer la consommation d'aliments "plaisir" en relâchant un peu le programme de la semaine pour mieux contrôler le week-end.
Les façons de cuisiner sont importantes. Il faut cuisiner en étant "léger" sur l'adjonction de matières grasses (beurre cuit, huile, crème fraîche).
Les sportifs sont sensibles aux produits de la pub, aux produits d'effort. Ceux-ci sont conformes à la législation française, mais pas aux besoins alimentaires des athlètes. Il faut prendre en compte les aliments "plaisirs" dans le programme alimentaire de sorte qu'ils ne viennent pas en plus mais qu'ils soient compensés par la diminution d'autres apports.
Il faut répartir l'alimentation quotidienne au moins en 3 repas, le mieux étant 3 repas et 2 collations.
Le repas petit déjeuner
Les performances physiques et intellectuelles sont améliorées par un bon petit déjeuner :
En plus, un peu de beurre sur le pain (vit. A), un peu de miel, de confiture (riches en glucides simples).
Des déficiences en abondance
Pour les sportifs, attention particulière au Fer, Calcium et Magnésium.
Le Fer (surtout chez la femme): le fer hémi nique qu'on trouve dans les viandes, les poissons et les oeufs est bien assimilé (25 %). Le fer non hémi nique qu'on trouve dans les légumes, les fruits, les céréales complètes est faiblement assimilé (5 %). La consommation de viandes et de poissons ainsi que la vitamine C aident à l'absorption de ce fer non hémi nique. La consommation de thé, de calcium, de café, de vin la limite.
Le calcium est indispensable à la contraction musculaire. En pratique, il faut au moins un produit laitier à chaque repas. On en trouve aussi dans les légumes, les fruits et l'eau (Hépar, Contrexéville, Vittel, Badois, eau du robinet, etc...)
Le magnésium lui aussi est extrêmement important pour l'activité musculaire. On en trouve dans les légumes, les fruits, les fruits de mer et l'eau (Hépar).
Les périodes à haut risque de carences sont la reprise de l'entraînement, les situations de stress, les changements de saisons.
Les supplémentations doivent être contrôlées très sérieusement (médecin). Le schéma ci-après montre la relation entre l'apport en vitamines et la fonction. Le bon apport se situe dans la partie AC (Apport Conseillé). Trop de vitamines a un effet toxique. On donnera à l'athlète plutôt des complexes vitaminés qu'une seule vitamine (équilibre).
C'est le constituant essentiel de l'organisme qui est à la base de tous les processus métaboliques. Son pourcentage varie selon :
Le besoin en eau est directement lié aux pertes (urine, sueur, évaporation pulmonaire), augmente en cas d'activité physique, selon les conditions climatiques (vent, froid, chaleur) et la nature de l'alimentation (concentration en eau des aliments).
Lorsqu'il y a 1 % du poids du corps en perte d'eau, il y a sensation de soif, il y a déjà 10 % de perte des capacités physique et intellectuelles.
Le manque d'eau peut être aussi à l'origine d'accidents (entorses, claquages) et de douleurs musculaires, ligamentaires et tendineuses.
Aussi faut-il apprendre à boire correctement et boire avant d'avoir soif et plus que sa soif, par prises fractionnées.
Plan pour préserver le capital hydrique :
La clarté des urines atteste d'une hydratation correcte.
Les partenaires du "punch"
Boire de l'eau sans oublier de:
Les adversaires du "punch"
Le jour "J"
Il y a une dimension magique du rapport à l'alimentation à l'approche du moment crucial qu'il ne faut pas casser, mais qu'il faut gérer.
Le jour" J" il faut faire le plein. C'est l'heure de vérité sur le stock de glycogène et d'eau. Le jour de la compétition, les aliments consommés ont un effet très psychologique. Aussi est-il essentiel de préserver cette dimension magique en tenant compte des trois slogans déterminants:
Quelques petites attentions peuvent s'avérer utiles: la veille ou le jour même, éviter les légumes et les fruits frais qui, additionnés au stress peuvent provoquer des diarrhées. Il faut aussi bien mastiquer les sucres complexes (pain, pâtes, pommes de terre, riz ...) pour lesquels la digestion commence dans la bouche.
L'irrationnel, le frein de l'équilibre alimentaire, les croyances alimentaires
Dans la culture française, la représentation du manger est articulée autour du sens des mots suivants: le désir, la nourriture, la prise, le repas, le remplissage, le vide, la vie.
Pour établir un équilibre alimentaire, il est très important de prendre en compte:
Questions des entraîneurs
Il y a de nombreux "nouveaux" jeunes dans l'INSEP, quelle approche de la diététique préconises-tu aux entraîneurs ?
Les athlètes doivent être sensibilisés, je peux intervenir sur le groupe pour donner une information générale. Mais pour avoir des résultats il faut une démarche personnelle du sportif ou de la sportive et un entretien individualisé. L'entretien individuel avec l'athlète dure environ une heure. Nous établissons ensemble une évaluation de son comportement alimentaire. Le sportif repart avec un programme. Nous nous revoyons pour faire le point 3 semaines après, puis une fois par trimestre ou plus fréquemment. Tout dépend du soutien (d'ordre psychologique) dont a besoin l'athlète. L'information diététique vise avant tout l'autonomie alimentaire.
Pour les sports collectifs, la prise en charge individuelle est moins marquée, il est préférable de traiter le groupe. L'approche psychologique n'est pas la même.
Qu'est-ce que le poids de forme ?
Je parle du poids de confort. Le poids de confort est donné par l'athlète, c'est un poids dans lequel il se sent bien. Les adolescents ont toujours un poids de confort sous estimé. Les athlètes de grande taille par exemple ont tendance à masquer leur taille par une volonté de perdre du poids.
Quel suivi du poids faut-il organiser ?
Pour les nouveaux arrivants, on remarque souvent une prise de poids dans les 3 premiers mois, plutôt au niveau de la masse grasse. Cela viendrait des changements alimentaires. On a tendance à manger plus au self, on lutte contre l'isolement, l'éloignement du cercle familial. Je préconise une évaluation du poids et de la masse grasse (méthodes des plis cutanés) 1 fois par trimestre.
par le Dr J. Godo (Source F.F.T.A.)
Le raisonnement suivant est souvent entendu: le muscle consomme du glucose, le taux sanguin de sucre s'abaisse pendant l'effort (c'est l'hypoglycémie) ; il faut donc nous recharger en sucre (morceaux, chocolat, fruits séchés, boissons sucrées...) pour éviter cette sensation brutale de fatigue qui nous envahit au bout d'une heure ou deux de compétition. Ce raisonnement est peut-être bien faux !
L'homo sapiens a été programmé il y a fort longtemps (plus de 100 000 ans) à rechercher les aliments sucrés qui manquent cruellement dans la nature.
En ces temps reculés, nos fruits si bien cultivés, si savoureux, si sucrés aujourd'hui, n'existaient pas; les baies sauvages, pour succulentes qu'elles soient, sont peu sucrées et pendant longtemps il a fallu disputer le sucre aux abeilles sauvages, ce qui n'était pas toujours une mince affaire.
Le sucre donc, bien nécessaire à l'équilibre alimentaire, a été activement recherché pendant des dizaines de milliers d'années. C'est seulement à l'ère très moderne (les années 50 de notre siècle) que les aliments sucrés se sont mis à abonder bien trop fortement sur le marché des produits de consommation.
L'homo sapiens que nous sommes toujours, animal intelligent mais programmé pour ses instincts par ses ancêtres, est très friand de sucre et l'ingestion lui donne des satisfactions immédiates: un goût agréable, une bonne chaleur répandue dans tout le corps, une sensation de plénitude et de mieux-être.
Cette sensation de bien-être lutte avec la sensation de fatigue après deux ou trois heures de compétition.
Le sportif se sent mieux, et psychiquement, c'est VRAI !
Malheureusement, pour peu de temps. Le taux de sucre dans le sang (la glycémie) s'est élevé.
Le pancréas et le foie vont se mettre à réguler tout cela. Le foie se met au travail pour stocker ce précieux sucre en excédent, et le transformer en graisses bien plus facilement conservables dans les cellules. Quitte à se remettre au travail dans l'autre sens pour retransformer les graisses en sucre lorsque le besoin s'en fera de nouveau sentir... ce qui ne saurait tarder.
Car voilà, ce maudit foie consomme lui aussi de l'énergie, et beaucoup; et pendant ce temps-là, le sportif continue sa compétition et consomme lui aussi de l'énergie et se fatigue deux fois plus vite qu'avant.
Des travaux américains et suédois menés sur les coureurs de marathon montrent que l'hypoglycémie existe bien mais que sa correction par apport de sucre pendant l'épreuve a seulement un effet psychique sur le coup de barre bien connu des marathoniens (vers le 35ème kilomètre).
Par contre, l'effort prolongé et sévère des marathoniens peut être poursuivi avec efficacité même en état d'hypoglycémie à condition d'absorber une grande quantité d'eau.
D'où cette nouvelle règle: pour un effort prolongé, buvez beaucoup d'eau et ne prenez pas de sucre ou très peu.
Les médecins de l'équipe de France de chasse sous-marine recommandent aux chasseurs qui vont passer plusieurs heures dans l'eau froide, avec des efforts violents de plongée en apnée, de ne pas manger le jour de la compétition, de se présenter à jeun depuis la veille mais de boire plusieurs litres d'eau dans les dernières heures précédant la compétition.
Nos efforts d'archers ne sont pas si intenses, mais un FITA, où la fatigue psychique s'ajoute à la fatigue physique, nécessite certainement, surtout par temps chaud, l'absorption de 3 ou 4 litres d'eau et plus, au cours des 7 heures de compétition.
En salle, nos efforts ne sont pas comparables, et leur brièveté permet de tenir le coup mais mieux vaut boire que trop se sucrer.
Déjà, le Fédéral disputé au printemps dans le froid ou la pluie va solliciter beaucoup plus l'organisme.
MANGER PEU AVANT UNE COMPÉTITION (après, c'est une autre affaire, bien agréable avec les amis), et BOIRE BEAUCOUP D'EAU, c'est la règle qui pourrait bien vous aider à tenir fermement votre bras d'arc, armer, viser, décocher 12 douzaines de flèches sans coup de pompe.
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Commentaires